2. Les axes différenciateurs

Comme élu local, comme chef d’entreprise mais aussi comme simple citoyen, j’éprouve le besoin de mieux définir le projet et la feuille de route du Grand Paris des années à venir … Je suis convaincu que nous devons travailler sur des axes différenciateurs en phase avec notre histoire et l’extraordinaire héritage social et culturel de notre pays. Quand j’observe d’un côté les dérapages de l’effervescence économique et financière et en parallèle l’aspiration de millions d’individus à une société plus équilibrée et plus respectueuse des valeurs humaines, je pense que nous avons là une fabuleuse opportunité ; celle de proposer, dans un monde global, un projet tout entier tourné sur la réconciliation entre l’homme et son environnement naturel, social et économique. Quand Edgar Morin appelle une politique des civilisations, il interpelle le politique pour qu’il soit justement porteur d’un projet humain et non pas à la remorque d’une mondialisation incontrôlable … Non seulement la traduction politique, économique et sociale de cet engagement s’imposera à tous mais il générera surtout un formidable élan d’enthousiasme car il est dans la droite ligne de nos valeurs et de notre histoire. Si la « qualité de vie » est probablement le meilleur slogan marketing pour le Grand Paris et pour la France, cela doit être avant tout le socle de notre projet car, dans quelques années, il sera d’une extraordinaire modernité … et donnera à notre économie ses leviers de compétitivité (à suivre).

3 réflexions au sujet de « 2. Les axes différenciateurs »

  1. Le difficile équilibre entre compétitivité et équilibre social. La tâche n’est pas aisée, mais vous avez toute notre admiration et nos encouragements.

  2. Mais … concrètement ? Comment mieux définir le projet du grand Paris ?
    Le projet de Nicolas Sarkozy & Christian Blanc me semble parfaitement clair. Que comptez vous y apporter ?

  3. M. Fromantin vous pointez un sujet sensible et particulièrement important. En effet nous devons inscrire ce projet dans une perspective différenciante. Dans le Figaro d’hier (31 juillet) François Hauter, grand reporter, a fait un très bon papier sur le risque de la standardisation de tourtes les métropoles, je le cite « d’ici à vingt ans, l’on sera encore moins américain, moins allemand ou français qu’aujourd’hui »… ou encore  » je ne suis pas certain que nous nous rendrons compte de ce que nous perdrons, à devenir plus universels, mais plus communs ». Vous avez raison de rappeller que nous devons construire un projet sur des axes propres à la France, à ce qu’elle incarne, aux valeurs qu’elle porte sinon le Grand Paris sera comme les autres villes une métropole standardisée qui aura perdu son âme …

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