Le 25 septembre, j’ai accueilli au Théâtre de Neuilly la séance plénière des membres de Paris Métropole1. Mon objectif était d’appeler à un travail en commun entre les élus et l’Etat autour de l’ambition du Grand Paris. C’est nécessaire et urgent car la compétitivité de nos territoires dépendra de notre capacité à développer de la cohérence dans le projet métropolitain et une réelle cohésion dans sa mise en œuvre.
Mon implication dans ce projet tient en grande partie à l’impact de ces nouveaux enjeux sur notre territoire de Neuilly. Les flux de circulation qui traversent la ville, la proximité de Paris et de La Défense, les 50.000 personnes qui viennent chaque jour travailler à Neuilly, le projet d’une nouvelle gare Porte Maillot2 sont autant de sujets qui m’incitent à être un acteur engagé pour défendre et insérer notre ville dans cette perspective du Grand Paris »3.
Nous devons impérativement gérer en parallèle deux chantiers : l’un vise à développer une vision de territoire et une stratégie métropolitaine.
L’autre consiste à réagir et à proposer des idées complémentaires ou alternatives à tous les projets de l’Etat dans le cadre du Grand Paris3.
L’un ne va pas sans l’autre ; si nous focalisons sur le deuxième objectif nous risquons d’être sans arrêt en réaction et de nous positionner à la remorque de l’Etat ; nous nous éloignerons progressivement de cette formidable idée qui consiste à rassembler des élus de droite et de gauche, de différentes collectivités, pour construire, en synergie avec l’Etat, la métropole de demain.
Nous sommes pourtant face à un enjeu à la fois extraordinaire et essentiel qui consiste à imaginer et à créer une métropole compétitive et solidaire pour les dizaines d’années à venir ; nous ne devons pas passer à côté de ce défi.
Le projet du Grand Paris d’un côté et la Conférence métropolitaine de l’autre ont ouvert la voie en posant les grandes questions qui fondent notre engagement dans ce débat :
Quel modèle de compétitivité devons-nous retenir ?
Devons-nous promouvoir une économie spécialisée ou diversifiée ?
Quelles articulations avec les régions périphériques ?
Comment développer l’attractivité de la métropole pour les classes moyennes ?
Quelles interconnexions avec les autres métropoles mondiales, etc. ?
Nous devons approfondir ces questions et bien d’autres. Je suggère même que nous partagions cette réflexion avec d’autres acteurs économiques et politiques. Pourquoi ne pas organiser quelques grands débats sur l’avenir de la Métropole avec des personnalités de tous les horizons, des jeunes, des associations, des entrepreneurs, des syndicats, etc. ?
C’est de cette manière que nous lancerons cette « agora du Grand Paris » qu’appelle de ses vœux le Président de la République, au-delà des membres de Paris Métropole, mais autour de Paris Métropole. Bien sûr nous devons prendre des positions et réagir à tous les projets de l’Etat, et en particulier au projet de loi sur le Grand Paris, mais nous serons d’autant plus forts, unis et cohérents dans nos positions, si nous affichons clairement une stratégie métropolitaine.
L’Etat a donné trois impulsions : une impulsion politique à laquelle nous devons répondre positivement en positionnant notre rassemblement d’élus de proximité comme force d’accompagnement, garante des attentes de nos concitoyens ; une impulsion créative au travers des travaux des dix cabinets d’architectes ; une impulsion structurante grâce au nouveau schéma de transport.
La trame existe, à nous élus d’intégrer cette dynamique et de développer des projets pour insérer nos territoires dans cette ambition métropolitaine.
1. Paris Métropole est un syndicat d’étude composé d’une centaine de collectivités d’Ile de France réunie pour travailler sur le développement de la métropole francilienne.
2. Dans le cadre du projet de prolongation de la ligne du RER E entre Saint-Lazare et La Défense.
3. Le projet de loi sur le Grand Paris porte principalement sur la création de la Société du Grand Paris chargée de l’aménagement des territoires autour d’une quarantaine de nouvelles gares.
Jean-Christophe Fromantin
Maire de Neuilly/Seine
Tribune publiée sur le site www.neuillyjournal.com











Pourquoi alors ne pas fondre Paris Métropole dans la Société du Grand Paris ? Ainsi la synergie entre l’Etat et les collectivités locales serait complète.
Par ailleurs, lorsque l’on accueille à Neuilly les représentants de la ville de Paris et du Conseil régional, qui s’évertuent depuis 12 ans à dire qu’ils ne débloqueront aucun fond pour ces « privilégiés » de l’ouest, peut-être eut-il été nécessaire de leur demander de faire un pas vers l’ouest et revoyant par exemple leur position sur l’enfouissement de la RN13 pour laquelle ni messieurs Huchon, ni messieurs Mansat et Delanoé ne sont disposés à mettre le moindre centime.
On aurait préféré les entendre à ce sujet plutôt que de voir le Maire de Neuilly leur offrir une tribune supplémentaire pour dire tout le mal qu’il pensent du gouvernement, et ce à moins de 6 mois de l’élection régionale à laquelle ils briguent leur propre succession.
Beau coup de pub pour la gauche, sur des fonds publics !
Au fait, l’argent public dépensé pour offrir un coup de campagne à la gauche sera-t-il réintégré dans les compte de campagne de Huchon ou va-t-on pousser le vice jusqu’à les imputer à Pécresse au motif que M. Fromantin était à son meeting de lancement de campagne ?
Avec un tel allié (M. Fromantin), Mme Pécresse a du souci à se faire, et Huchon doit encore en rigoler à gorge déployée !
Du bel ouvrage dans la ville du président de la République par dessus le marché.
Bien entendu, la construction de la Région capitale doit sortir des sentiers de la guerre politicienne. C’est aussi pour cela que l’opération Neuilléenne de la semaine dernière est une faute.
M. Fromantin, on peut se faire de la pub à n’importe quel prix. Votre obsession des passages médias vous fait faire des erreurs.
Vous faites du bruit, mais toujours pas de signal.
Je constate que le petit groupe « Fidèle à Neuilly », malgré sa réintégration à l’UMP, n’a toujours pas digéré sa défaite de 2008.
Votre acharnement contre le Maire de Neuilly n’est pas crédible … surtout ce site Internet ! Votre vision électoraliste est stérile. sortez un peu de votre clan et cessez de dire n’importe quoi, notamment sur l’Axe 13 !
Justement, la Maire de Paris et la Région Ile de France, malgré leur couleur politique, adhèrent pleinement au projet Axe 13. Ne trompez pas les lecteurs de ce blog.
Absolument cher Paul ! Le Maire PS de Paris et le Président PS de la Région Ile-de-France, adhèrent pleinement au Projet « Axe 13 » de Monsieur FROMANTIN. Ce n’est d’ailleurs pas une surprise, puisque le Projet « Axe 13 » ou « Axe Majeur » (on s’y perd un peu !), a été lancé précisément contre le projet initial d’enfouissement total de l’Avenue Charles de Gaulle, avec l’espoir, sans doute, de le torpiller. Hélas pour vous : c’est raté ! Nous savons tous depuis un bon moment, que le « Boulevard urbain » envisagé n’a pas été retenu par le Comité de pilotage et qu’il ne verra jamais le jour. Ainsi, l’enfouissement (2 fois 3 voies) de cette avenue sera total. Mais Monsieur le maire de Neuilly préfère continuer de nous dire que son projet se réalisera ! Pourquoi donc cette obstination ? Il n’y aura finalement pas d’entrées/sorties intermédiaires dans le tunnel : ça n’est déjà pas si mal.
D’autre part, je trouve que les arguments des membres du MV2 sont bien pauvres. Je relève un paradoxe. A chaque fois que quelqu’un exprime un désaccord souvent motivé sur ce site, votre seul argument est dire qu’il viendrait de l’UMP (ou du Groupe d’opposition municipal), comme si l’UMP était pour vous « l’horreur absolue ». Pourtant, vous n’hésitez pas à vous réclamer de « Majorité Présidentielle » et vous appelez la gauche au secours. Quelle confusion pour les Neuilléens ! Nous allons finir par en perdre notre latin ! Je remarque au passage que ce sont toujours les mêmes membres de MV2 qui s’expriment sur ce site, sans pouvoir justifier quoi que ce soit sur les articles qui y sont rédigés.
Pour ma part, je répète que je suis un simple électeur Neuilléen, non encarté politiquement et qui souhaite exprimer librement son point de vue. Et l’occurrence, qui est aussi très déçu des actions menées par Monsieur FROMANTIN, car celles-ci sont bien éloignées de ce qui avait été annoncé pendant sa campagne.
FROMANTIN est sur la même ligne que COPE …
PARIS, 6 oct 2009 (AFP) – Le patron des députés UMP, Jean-François Copé, a mis en garde mardi le gouvernement sur le droit de préemption dévolu à l’Etat dans le projet de loi sur le Grand Paris, qui va faire débat au sein de la majorité.
S’il a salué un texte « très ambitieux », M. Copé a « appelé l’attention » du secrétaire de l’Etat au Développement de la région capitale, Christian Blanc, sur deux points « absolument essentiels ».
Lui-même élu de Seine-et-Marne, il a évoqué « la prise en compte de la grande couronne ». « Ce texte tel qu’il est là reste encore un peu trop à mes yeux +Paris-Petite couronne+, qui n’est que la moitié de la population francilienne. La population francilienne, c’est 11 millions d’habitants, pas cinq millions ! Je souhaite donc qu’on ait une approche globale », a-t-il dit.
« Le droit de préemption » est « un sujet majeur », a également souligné M. Copé. « Je comprends qu’il y ait des contraintes en matière foncière, qu’il faut surmonter. Mais je pense qu’il faut rappeler que les maires doivent être responsables de leur territoire ».
« Il y aura un gros sujet sur la question du droit de préemption », qui fera l’objet d’une « coproduction législative », a-t-il encore prévenu. « Il est tout à fait légitime que les parlementaires mettent leur patte. Il ne faut pas que Christian Blanc le prenne en mauvaise part ».
M. Blanc a affirmé peu après à l’Assemblée nationale que « le droit de préemption, fera, contrairement au droit en vigueur, l’objet d’une co-décision entre l’Etat et les communes, qui en seront les premières bénéficiaires ».
Selon le projet de loi, dans les zones d’aménagement différé (ZAD) prévues autour des 40 gares du futur réseau de transport, lorsque les communes ne seront pas bénéficiaires d’un droit de préemption « à titre principal », qui irait à l’Etat, elles seront titulaires d’un « droit de préemption à titre subsidiaire sur l’ensemble de cette zone ».
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