Préservons nos villes moyennes

Bel article de Martine Valo dans le MONDE Magazine sur Sainte Affrique dans l’Aveyron; une ville de 9000 habitants qui se bat pour préserver sa population et ses services publics. L’article montre bien combien ces villes moyennes offrent un potentiel exceptionnel de socialité et de solidarité.  Tout le monde se mobilise pour faire bouger les choses. J’ai bien aimé cette phrase du Maire à propos de la solidarité dont font preuves les néo-ruraux « Je ne sais pas si c’est dans l’air, mais les gens qui s’installent ici sont comme génétiquement modifiés ». Prenons garde à ne pas perdre cette envie de lien social. Je suis convaincu que les villes moyennes ont un rôle à jouer aux côtés des grandes métropoles … à méditer

2 réflexions au sujet de « Préservons nos villes moyennes »

  1. En effet, la compétitivité du pays et les réformes nécessaires ne sont pas incompatibles avec la générosité et la solidarité locale.

    Les valeurs de la droite doivent être repensées car beaucoup de Français ne se reconnaissent plus dans l’UMP telle qu’elle est devenue depuis quelques années.

  2. Enfin! Merci pour cette réflexion en germe sur les villes moyennes. La France recèle en elle un potentiel énorme avec les villes moyennes qui sont autant de pôle potentiels (en « globish » nous parlerons de « hub ») de développement et d’attractivité.
    Or nous constatons que depuis la loi Pasqua de février 1995(je ne mets pas en avant l’homme politique, respecté par certains et honni par d’autres, mais cette loi porte son nom et c’était une bonne loi qui constituait une véritable feuille de route de dynamisation de nos territoires), quasiment rin n’a été fait au niveau national pour une politique ambitieuse de dévelopement de nos territoires. Ce sujet a été complètement occulté des débats des dernières présidentielles. Et pourtant!
    L’état de déréliction dans lequel nous laissons nos villes moyennes revient à jetter par la fenêtre 1000 ans d’investissement de notre pays. Si l’on regarde plus récemment, ce sont des centaines de milliards d’euros d’investissements en infrastructures réalisés au cours des quarante dernières années que l’on passe par pertes et profits.
    A la fin des années soixante, on disait qu’il était difficile pour une entreprise de s’établir or des quelques grandes agglomérations en raison de l’absence d’infrastructures. Les CCI ont toutes crées leur aéroport, les autoroutes ont été crées en étoile. Puis depuis 1990, nous avons eu les autoroutes de traverses. Les lignes TGV ont fait leur apparition puis se furent les barreaux d’interconnexion de ces mêmes lignes qui font que l’on peut dorénavant relier une ville de Province à une autre sans passer nécessairement par Paris(gain de temps et fluidité du trafic.
    De très nombreuses zones d’activité ont alors fait leur apparition, zones qui ne demandent plus maintenant qu’à être animées. Sans compter tous les équipements collectifs réalisés à coup de déficits et d’impôts locaux aux rendements parfois « aléatoires » (ne rentront pas dans les polémiques stériles car de ce côté là, il y a autant de bonnets d’âne pour la gauche que pour la droite!). MAis maintenant, tous ces aménagements sont là. Or quel est leur taux d’utilisation?
    Dans l’industrie, nous savons bien calculer le taux d’utilisation de l’outil productif (par exemple, actuellement l’outil de production automobile mondial est dimensionné pour 90 millions de véhicules par ans et seulement 57 millions ont été produits l’an dernier. Il en est de même pour les équipements publics.
    Et les politiques publiques qui nous sont proposées actuellement (et cela dure depuis longtemps) ne consistent qu’en une concentration dans quelques grands centres urbains ou l’entassement collectif rend la vie de plus en plus insupportable, ou la notion d’appartenance territoriale devient évanescente (or cette forte identité régionale était un formidable outil à intégration et enracinement tandis qu’un HLM de Garges les Gonesse, du Mirail ou de Villeurbanne se ressemble trop ou plutôt ne resssemblent à rien).
    Sans compter que mieux répartir les populations (et avant tout l’activité économique), mieux utiliser les infrastructures permettrait de réduire le coût du travail (et oui quand l’immobilier est moins cher, les gens ont moins besoin d’un salaire plus important) ce qui permettrait de régagner un peu de compétitivité et de créer plus facilemet des emplois.
    Un exemple: Je suis passé récemment dans un petit village du Jura. Comme chaque fois, je me renseigne brièvement sur l’activité régionale, la taille du bassin d’emplois etc. J’ai été agréablement surpris d’apprendre que le nombre d’habitants du village et des environs augmentait, ce qui redynamisait l’ensemble de ce territoire.
    Au moment ou la question du grand Paris était au coeur des débats de la région IDF, ce sont deux visions différentes de ce que nous voulons pour l’avenir de notre région (et du pays car l’IDF est tellement importante en France que cela rejaillit au plan national -17,5% de la population française) qui se dessinent. Vous l’aurez compris, pour ma part, je ne partage pas la vision d’un grand Paris jusqu’au Havre! Pour quoi faire?
    Pour rendre encore plus insupportable la vie à 15 ou 17 millions par rapport à ce qu’elle est à 11 millions?
    Le Grand Paris ne l’avons-nous pas déjà? N’avons-nous pas déjà avec la Défense l’un des phares économiques de l’Europe?
    Pourquoi vouloir faire du toujours plus? Pourquoi pour changer, ne ferions-nous pas du toujours mieux? Et Dieu sait que le travail est immense car nous avons déjà énormément à faire pour aménager CORRECTEMENT la région parisienne telle quelle est. En réalité, les grands travaux absolument nécessaires du « Grand Paris » doivent nous permettre de rattraper le retard de ce qui n’a pas été fait au cours des trente dernières années.
    A oui, j’oubliais, complétement d’accord pour faire un think tank sur ce sujet qui me passionne comme vous l’aurez compris.

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