Dans le Charlie Hebdo de cette semaine, « Neuilly » est mis au pilori : partant de l’actualité, de clichés faciles et du prétexte de quelques personnalités en vue, un journaliste se croit obligé de faire de Neuilly la capitale de l’argent, du quant à soi et du mépris ! Facile ! Le journaliste adopte finalement les méthodes qu’il dénonce. En stigmatisant à ce point la ville et ses habitants, il use des mêmes raccourcis que ceux qui ignorent ou méprisent la société. Dommage ! Car je pense qu’aujourd’hui le débat mérite mieux que ces attaques simplistes. La crise financière comme l’actualité récente pointent cette absence de sens et de confiance ; l’exemplarité et le comportement personnel des grands acteurs de la société, qu’ils soient politiques, sportifs, chefs d’entreprises, journalistes ou syndicalistes, est fondamental. Cette exemplarité est au coeur d’une dynamique de confiance qu’il faut absolument recréer. Les sociétés n’avancent que sur la confiance or, aujourd’hui, les perspectives s’avèrent chaque jour plus difficiles. M. le journaliste de Charlie Hebdo, si vous voulez faire avancer le débat, ne stimulez pas la défiance, prenez un peu de hauteur … Merci.
editos
2012 … [suite et preuve]
Dans son édition du 6 avril, sous le titre « Les Français votent une motion de défiance », le quotidien 20 minutes livre des chiffres qui font réagir (sondage Obea-Infraforces/20′/France Info) et qui corroborent les termes de mon billet ci-dessous : 86,2% des français pensent que les hommes politiques se préoccupent surtout de leur carrière, 76,3% des français ne font plus confiance aux hommes politiques, 67% pensent que les élus sont coupés de la vraie vie … enfin les français pensent que seuls 40,7% des hommes politiques ont une vision d’avenir !
2012 … vers une société de confiance

Les deux grands risques d’une société sont l’indifférence et la défiance. Que ce soit l’indifférence vis à vis des autres ou l’indifférence par rapport à ce que nous partageons, dans tous les cas il s’agit d’un abandon de responsabilité qui mène à l’isolement. Or il n’y a de « politique » que si nous partageons un projet de société, si nous sommes convaincus que ce projet commun nous amènera vers plus de bonheur et de progrès, si nous sommes prêts à nous battre pour que ce projet réussisse au bénéfice de tous … Or aujourd’hui où en sommes-nous ? Quel projet commun partageons-nous ? Pour quelle grande ambition sommes nous prêts à nous battre ? Quand plus de la moitié de la population ne va même plus voter, quel message devons nous entendre ? Les résultats de ces élections régionales sonnent comme un puissant signal d’alerte. En pleine transformation du monde, alors que se jouent des enjeux majeurs en termes d’équilibre économique, d’emploi ou d’environnement, plus de la moitié des français restent chez eux, résignés, indifférents ou méfiants. D’autres se réfugient dans des votes de réaction ou de contestation, sans passion, sans adhésion. On ne peut pas l’accepter. On ne peut pas se résoudre à cette idée que la « politique » serait inefficace, inopérante, sourde et aveugle et que par conséquent, le fait d’aller voter n’aurait plus aucune prise sur rien. On ne peut pas se satisfaire du débat actuel qui procède plus d’un recadrage tactique des partis politiques, dans la perspective de 2012, que d’une prise de conscience des enjeux et d’une mobilisation pour la France.
Parce que l’avenir se construit collectivement. Nous avons le devoir de mener une réflexion en profondeur sur un grand projet de société, fortement inspiré de nos valeurs, et qui positionne la France dans la mondialisation. Un projet basé d’abord sur la confiance pour que chacun y prenne part positivement, sans état d’âme. Un projet qui agrège les savoirs et mobilise toutes les énergies du monde politique et de la société civile. Un projet fidèle à l’engagement historique de la France au service de l’homme. Un projet d’avenir qui prenne en compte toutes les dimensions du développement durable. Un projet précurseur, cohérent et ambitieux qui mette en perspective les grands enjeux auxquels nous sommes confrontés. C’est sur ce socle solide et fondateur que la France doit engager les deux grands débats qui conditionnent son avenir.
Le premier porte sur sa compétitivité dans la mondialisation ; c’est urgent car nos déficits et l’émergence des nouvelles économies réduisent de plus en plus nos marges de manoeuvre ; c’est un débat essentiel. Nous devons d’abord le construire à partir des nombreux atouts différenciateurs de la France. Notre culture, notre patrimoine et nos connaissances en sont les bases. Les technologies, l’innovation et la globalisation constituent les leviers et sont autant d’opportunités pour redynamiser notre économie. Sachons capitaliser sur ces forces et faisons de la France une « entreprise » moderne, innovante et globale. Le second débat porte sur la solidarité ; à l’heure d’une crise des comptes sociaux, de l’impact du vieillissement de la population et des contraintes économiques, nous devons développer un projet de société qui stimule toutes les formes humaines de solidarité et de socialité. La famille est le premier espace de solidarité; le lien social est le premier vecteur de socialité, d’enrichissement mutuel et d’échange. Le véritable progrès passe par la place qu’on accorde à ces deux dimensions. La France est un modèle social car elle a toujours positionné la dignité et le respect de l’homme au coeur de son développement. Ouvrons un débat qui place chacun en face de ses responsabilités et ne cherchons pas à rendre l’Etat responsable de tout. Chacun d’entre nous porte une responsabilité sociale; créons les conditions d’une société de confiance, à la fois solidaire et responsable.
De ces débats, des orientations prises en matière de compétitivité et de solidarité et des perspectives de réformes dépend l’organisation de nos institutions. Définissons d’abord notre projet de société et adaptons notre organisation et notre projet de gouvernance à ces choix. Qui peut dire aujourd’hui s’il faut des régions ou des méga-régions ? La réponse dépend en grande partie de notre projet économique, du bon niveau d’articulation entre un territoire et des entreprises. Qui peut dire aujourd’hui s’il faut garder nos 36.000 communes et nos 100 départements ? La réponse dépend là aussi de la qualité et de l’ambition du projet politique, de la pertinence ou non d’un maillage territorial de proximité pour déployer, par exemple, une politique sociale.
L’action politique n’a de sens que si ceux qui l’animent défendent des valeurs et une vision. En 2007 je me suis présenté aux élections législatives pour participer à la mise en oeuvre des grandes orientations que proposait le Président de la République. J’ai été battu, puis, quelques mois plus tard, avec les mêmes convictions, sur la base d’un projet local et avec une formidable équipe, j’ai été élu Maire de Neuilly. Aujourd’hui je suis convaincu que nous ne pouvons pas prendre le risque d’enliser le débat dans des querelles sibyllines. L’échéance présidentielle de 2012 est un formidable espace de débat pour aborder en toute liberté ces grands enjeux de société ; c’est le moment d’imaginer les conditions d’une société de confiance et de travailler à ce qui fait le rayonnement de la France : son équilibre, ses idées et son ambition. Je vous propose d’y participer.
A bientôt. Jean-Christophe FROMANTIN
Bonne année 2010
[Très] Bonne année 2010 à tous … Pour que cette nouvelle année soit placée sous le signe de la confiance, pour qu’elle permette à chacun d’entre nous de donner du sens à ce qu’il fait et pour que nous soyons ensemble [MV2 & Co] plus combatifs pour défendre nos convictions, faire avancer nos idées et réaliser nos projets !
Bonne année 2010
[Très] Bonne année 2010 à tous … Pour que cette nouvelle année soit placée sous le signe de la confiance, pour qu’elle permette à chacun d’entre nous de donner du sens à ce qu’il fait et pour que nous soyons ensemble [MV2 & Co] plus combatifs pour défendre nos convictions, faire avancer nos idées et réaliser nos projets !
Valeurs, savoirs et territoires …
Dans une tribune qu’il signe dans Valeurs Actuelles, Denis Tillinac dit, à propos du débat sur l »identité nationale : « il en est du mot identité comme du mot culture : on les conçoit, on les dégaine, on s’en gargarise quand a cessé d’exister ce qu’ils ont censés définir ». Le débat sur la nation mérite effectivement mieux. Au débat sur l’identité nationale, je préfere une réflexion en profondeur sur l’idée de patrimoine. La France possède un patrimoine exceptionnel fait de valeurs, de savoirs et de territoires. Ces trois éléments sont le socle de notre identité, ils représentent aussi un formidable capital économique et social. Lire la suite
Valeurs, savoirs et territoires …
Dans une tribune qu’il signe dans Valeurs Actuelles, Denis Tillinac dit, à propos du débat sur l »identité nationale : « il en est du mot identité comme du mot culture : on les conçoit, on les dégaine, on s’en gargarise quand a cessé d’exister ce qu’ils ont censés définir ». Le débat sur la nation mérite effectivement mieux. Au débat sur l’identité nationale, je préfere une réflexion en profondeur sur l’idée de patrimoine. La France possède un patrimoine exceptionnel fait de valeurs, de savoirs et de territoires. Ces trois éléments sont le socle de notre identité, ils représentent aussi un formidable capital économique et social. Lire la suite
Affligeant !!
L’affaire de l’EPAD est affligeante sur le fond comme sur la forme … Affligeante sur le fond car cette candidature n’avait absolument aucun sens; elle n’a jamais été justifiée par aucune position sur l’avenir de La Défense, ni sur une vision, ni sur un projet, ni sur une stratégie ! Le développement de La Défense, tout comme celui d’une entreprise, relève des lois du marché et d’une compétition sans merci. A partir de là on a le devoir de choisir ceux qui sont les meilleurs et surtout, ceux qui ont déjà fait leurs preuves, autant dans la réflexion stratégique que dans la promotion internationale … ça ne se décrète pas, ça s’apprend, c’est la légitimité de l’expérience ! Affligeante aussi sur la forme, on a réduit le débat sur La Défense à une affaire de personne dans un tohu bohu médiatique sans nom. Les personnalités de droite comme de gauche sont entrés dans la danse avec des arguments réducteurs, des petites phrases et un discours d’une réelle pauvreté. Avalant des couleuvres pour les uns, incapables d’élever le débat pour les autres. Les Une de la presse, les JT de 20h00 et la presse internationale ont fait le reste en ouvrant la « peopolisation » du débat économique ! On comprend pourquoi on arrive à près de … 70% d’abstention dans une élection législative partielle. Avec ce genre d’affaires et cette qualité de débat on frôle la crise de confiance.
Affligeant !!
L’affaire de l’EPAD est affligeante sur le fond comme sur la forme … Affligeante sur le fond car cette candidature n’avait absolument aucun sens; elle n’a jamais été justifiée par aucune position sur l’avenir de La Défense, ni sur une vision, ni sur un projet, ni sur une stratégie ! Le développement de La Défense, tout comme celui d’une entreprise, relève des lois du marché et d’une compétition sans merci. A partir de là on a le devoir de choisir ceux qui sont les meilleurs et surtout, ceux qui ont déjà fait leurs preuves, autant dans la réflexion stratégique que dans la promotion internationale … ça ne se décrète pas, ça s’apprend, c’est la légitimité de l’expérience ! Affligeante aussi sur la forme, on a réduit le débat sur La Défense à une affaire de personne dans un tohu bohu médiatique sans nom. Les personnalités de droite comme de gauche sont entrés dans la danse avec des arguments réducteurs, des petites phrases et un discours d’une réelle pauvreté. Avalant des couleuvres pour les uns, incapables d’élever le débat pour les autres. Les Une de la presse, les JT de 20h00 et la presse internationale ont fait le reste en ouvrant la « peopolisation » du débat économique ! On comprend pourquoi on arrive à près de … 70% d’abstention dans une élection législative partielle. Avec ce genre d’affaires et cette qualité de débat on frôle la crise de confiance.
Une sortie de crise pour sauver La Défense
L’impact de la désignation de Jean SARKOZY à la présidence de l’EPAD a été sous-estimé. Les réactions suscitées sont compréhensibles et fondées. Elles apparaissent aujourd’hui disproportionnées sur la forme et désastreuses pour l’image de La Défense et celle de la France dans le monde.
Après le temps de l’émotion, est venu celui de la raison. Le sens des responsabilités et celui de l’intérêt général nous imposent une sortie de crise rapide. Il en va de l’avenir d’un des fleurons de l’attractivité économique nationale.
La Défense est en concurrence mondiale avec d’autres quartiers d’affaires. Dégrader son image, c’est renforcer celle de ses concurrents. Et chacun sait qu’une image s’altère vite mais se construit lentement. Et il faudra réparer les dégâts
Si les élus qui ont désigné Jean Sarkozy comme leur candidat à la présidence de l’EPAD continuent à penser que c’est le meilleur d’entre eux pour assumer ces fonctions et/ou porter ce titre, c’est leur responsabilité ; dont acte.
S’ils persistent, alors initions, dans l’intérêt de La Défense et de notre économie, une nouvelle approche du quartier d’affaires et de son environnement afin qu’aux cotés de l’EPAD (chargé de l’aménagement) et de l’EPGD (chargé de la gestion) ; créons un « Collège des ambassadeurs de la Défense » associant des personnalités expérimentées de l’entreprise et de l’international pour porter La Défense partout dans le monde, incarner et valoriser son image.
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