Pour une ambition numérique …

L’eG8 permet de pointer notre risque de décrochage dans les industries numériques; un des secteurs qui offre pourtant parmi les plus intéressantes perspectives de croissance pour la France … Son impact sur notre croissance n’est que de 26% contre 37% aux USA (source COE-Rexecode). Ce décrochage tient en grande partie à la faiblesse de notre projet dans ce domaine.

Une « ambition numérique » devrait avoir trois objectifs : 1) Stimuler les gains de productivité de notre appareil productif. Si nous voulons garder une industrie en France nous devrons impérativement faciliter sa compétitivité par une amélioration des process dans toute la chaîne de production. Seulement 30% des PME françaises font un usage actif du web … or c’est là que se loge notre premier potentiel de croissance. 2) Améliorer l’efficacité de nos politiques publiques. Alors que nous travaillons à la modernisation de l’Etat et à la réforme territoriale nous devons impérativement réviser chaque service public à l’aune des nouveaux usages. Cet effort aurait un double effet, à la fois sur les finances publiques et sur la qualité des services. 3) Créer un effet de levier sur l’ensemble de notre économie. Quand Eric Schmidt (Président de Google) prend comme exemple d’innovation dans une tribune dans Le Monde (24 mai) le cas de « pecheur.com » une pme auvergnate leader européen dans l’équipement pour les pêcheurs, il nous rappelle, comme je le développe dans mon livre, que notre principal levier de croissance est au coeur même de nos territoires. Les technologies sont un fantastique amplificateur; il ne fonctionnera à plein que si la substance à amplifier est singulière et ambitieuse. D’où ma conviction que la croissance passera par une revitalisation de toutes les dimensions de notre patrimoine.

Cette ambition numérique est urgente; elle passe par un projet politique très fort allant de l’école aux entreprises en passant par l’Etat et les collectivités; elle passe par des nouveaux périmètres de projet au risque de bousculer la carte actuelle des territoires; elle passe surtout par une nouvelle génération capable de comprendre, d’anticiper et d’agir.

NOUVEAU : adhérez en ligne !

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2012 … [suite et preuve]

Dans son édition du 6 avril, sous le titre « Les Français votent une motion de défiance », le quotidien 20 minutes livre des chiffres qui font réagir (sondage Obea-Infraforces/20′/France Info) et qui corroborent les termes de mon billet ci-dessous : 86,2% des français pensent que les hommes politiques se préoccupent surtout de leur carrière, 76,3% des français ne font plus confiance aux hommes politiques, 67% pensent que les élus sont coupés de la vraie vie … enfin les français pensent que seuls 40,7% des hommes politiques ont une vision d’avenir !

2012 … vers une société de confiance

Les deux grands risques d’une société sont l’indifférence et la défiance. Que ce soit l’indifférence vis à vis des autres ou l’indifférence par rapport à ce que nous partageons, dans tous les cas il s’agit d’un abandon de responsabilité qui mène à l’isolement. Or il n’y a de « politique » que si nous partageons un projet de société, si nous sommes convaincus que ce projet commun nous amènera vers plus de bonheur et de progrès, si nous sommes prêts à nous battre pour que ce projet réussisse au bénéfice de tous … Or aujourd’hui où en sommes-nous ? Quel projet commun partageons-nous ? Pour quelle grande ambition sommes nous prêts à nous battre ? Quand plus de la moitié de la population ne va même plus voter, quel message devons nous entendre ? Les résultats de ces élections régionales sonnent comme un puissant signal d’alerte. En pleine transformation du monde, alors que se jouent des enjeux majeurs en termes d’équilibre économique, d’emploi ou d’environnement, plus de la moitié des français restent chez eux, résignés, indifférents ou méfiants. D’autres se réfugient dans des votes de réaction ou de contestation, sans passion, sans adhésion. On ne peut pas l’accepter. On ne peut pas se résoudre à cette idée que la « politique » serait inefficace, inopérante, sourde et aveugle et que par conséquent, le fait d’aller voter n’aurait plus aucune prise sur rien. On ne peut pas se satisfaire du débat actuel qui procède plus d’un recadrage tactique des partis politiques, dans la perspective de 2012, que d’une prise de conscience des enjeux et d’une mobilisation pour la France. 

Parce que l’avenir se construit collectivement. Nous avons le devoir de mener une réflexion en profondeur sur un grand projet de société, fortement inspiré de nos valeurs, et qui positionne la France dans la mondialisation. Un projet basé d’abord sur la confiance pour que chacun y prenne part positivement, sans état d’âme. Un projet qui agrège les savoirs et mobilise toutes les énergies du monde politique et de la société civile. Un projet fidèle à l’engagement historique de la France au service de l’homme. Un projet d’avenir qui prenne en compte toutes les dimensions du  développement durable. Un projet précurseur, cohérent et ambitieux qui mette en perspective les grands enjeux auxquels nous sommes confrontés. C’est sur ce socle solide et fondateur que la France doit engager les deux grands débats qui conditionnent son avenir.

Le premier porte sur sa compétitivité dans la mondialisation ; c’est urgent car nos déficits et l’émergence des nouvelles économies réduisent de plus en plus nos marges de manoeuvre ; c’est un débat essentiel. Nous devons d’abord le construire à partir des nombreux atouts différenciateurs de la France. Notre culture, notre patrimoine et nos connaissances en sont les bases. Les technologies, l’innovation et la globalisation constituent les leviers et sont autant d’opportunités pour redynamiser notre économie. Sachons capitaliser sur ces forces et faisons de la France une « entreprise » moderne, innovante et globale. Le second débat porte sur la solidarité ; à l’heure d’une crise des comptes sociaux, de l’impact du vieillissement de la population et des contraintes économiques, nous devons développer un projet de société qui stimule toutes les formes humaines de solidarité et de socialité. La famille est le premier espace de solidarité; le lien social est le premier vecteur de socialité, d’enrichissement mutuel et d’échange. Le véritable progrès passe par la place qu’on accorde à ces deux dimensions. La France est un modèle social car elle a toujours positionné la dignité et le respect de l’homme au coeur de son développement. Ouvrons un débat qui place chacun en face de ses responsabilités et ne cherchons pas à rendre l’Etat responsable de tout. Chacun d’entre nous porte une responsabilité sociale; créons les conditions d’une société de confiance, à la fois solidaire et responsable.

De ces débats, des orientations prises en matière de compétitivité et de solidarité et des perspectives de réformes dépend l’organisation de nos institutions. Définissons d’abord notre projet de société et adaptons notre organisation et notre projet de gouvernance à ces choix. Qui peut dire aujourd’hui s’il faut des régions ou des méga-régions ? La réponse dépend en grande partie de notre projet économique, du bon niveau d’articulation entre un territoire et des entreprises. Qui peut dire aujourd’hui s’il faut garder nos 36.000 communes et nos 100 départements ? La réponse dépend là aussi de la qualité et de l’ambition du projet politique, de la pertinence ou non d’un maillage territorial de proximité pour déployer, par exemple, une politique sociale.

L’action politique n’a de sens que si ceux qui l’animent défendent des valeurs et une vision. En 2007 je me suis présenté aux élections législatives pour participer à la mise en oeuvre des  grandes orientations que proposait le Président de la République. J’ai été battu, puis, quelques mois plus tard, avec les mêmes convictions, sur la base d’un projet local et avec une formidable équipe, j’ai été élu Maire de Neuilly. Aujourd’hui je suis convaincu que nous ne pouvons pas prendre le risque d’enliser le débat dans des querelles sibyllines. L’échéance présidentielle de 2012 est un formidable espace de débat pour aborder en toute liberté ces grands enjeux de société ; c’est le moment d’imaginer les conditions d’une société de confiance et de travailler à ce qui fait le rayonnement de la France : son équilibre, ses idées et son ambition. Je vous propose d’y participer.

A bientôt. Jean-Christophe FROMANTIN

Premier Atelier MV2


Atelier – L'urbanisme
envoyé par mv2tv. – Plus de vidéos de blogueurs.
Samedi 13 février, le premier Atelier MV2 s’est déroulé au Café Le Marly à Neuilly. Environ 50 personnes étaient présentes pour un échange passionnant sur l’urbanisme. Jean-Christophe Fromantin a animé les discussions avec Bernard Lamy, Archistecte Urbaniste qui était l’invité de cette 1ère rencontre. JCF a présenté les 3 enjeux majeurs que l’urbanisme doit relever : l’enjeu économique, l’enjeu social et l’enjeu environnemental. Lire la suite

Prospective et ambition urbaines

J’ai présenté jeudi dernier le PADD de Neuilly ; ce nom barbare signifie Projet d’Aménagement et de Développement Durable. En fait il s’agit du document d’orientation qui permet au Maire de donner les grands axes de son projet d’urbanisme pour les année à venir. C’est à partir de ce document que va démarrer le débat, les échanges et la concertation pour élaborer dans les 18 mois à venir le futrur Plan Local d’Urbanisme de Neuilly. Ce sujet est passionnant. D’abord parce que le contexte s’y prête : Projet du Grand Paris, plan de renouveau de la Défense, réforme en cours des collectivités locales, accélération de la mondialisation, émergence de nouveaux besoins etc. Egalement parce que les évolutions démographiques nous amènent à devoir repenser les balises et les repères dans la société et dans la ville.

J’ai orienté mon PADD autour de deux axes :

« La ville dans la métropole du Grand Paris », avec le projet de travailler de façon positive les liaisons naturelles avec la Seine et le Bois de Boulogne et de stimuler les liaisons dynamiques comme celle de l’Axe Majeur qui nous inscrit dans ce formidable continnuum urbain entre les Tuileries et La Défense. C’est par ce travail qu’on arrivera à concilier l’identité de la ville et sa participation à la dynamique métropolitaine.

Le 2ème axe c’est « La ville, espace social à forte valeur ajoutée ». Cette deuxième orientation place l’homme au coeur du projet et s’attache à développer toutes les formes de liens. Un des éléments singuliers de ce projet est la promotion du sentiment d’appartenance. La ville est un espace que l’on doit s’approprier ; la solidarité dans l’espace urbain dépend en grande partie de ce sentiment d’appartenance : être fier de sa ville est consubstantiel de la manière dont on s’y implique. Une autre orientation stratégique est le travail sur les espaces publics. Ces espaces ne doivent pas se laisser gagner uniquement par les mille fonctionnalités qu’imposent les réglementations urbaines; ils doivent rester/ devenir des lieux de rencontres, des espaces conviviaux, des lieux d’échanges et de solidarité. D’autres orientations naissent des anticipations démographiques ; ils nous montrent les efforts que nous devrons faire pour veiller à l’équilibre de la pyramide des âges et de ce fait à stimuler l’enrichissement mutuel entre les générations.

Penser la ville de demain c’est ouvrir un débat sur la société, sur les valeurs et sur l’idée qu’on se fait du « Vivre ensemble ».  CE SERA LE THEME DE NOTRE ATELIER MV2 DU 13 FEVRIER PROCHAIN

Soutien à Valérie Pécresse

dscf31221Ce matin, Jean-Christophe Fromantin, de nombreux représentants de l’équipe municipale de Neuilly sur Seine  et plusieurs adhérents de MV2 étaient au marché de Neuilly pour exprimer leur soutien à la liste menée par Valérie Pécresse et André Santini, tête de liste dans les Hauts de Seine.

Soutien à Valérie Pécresse

dscf31221Ce matin, Jean-Christophe Fromantin, de nombreux représentants de l’équipe municipale de Neuilly sur Seine  et plusieurs adhérents de MV2 étaient au marché de Neuilly pour exprimer leur soutien à la liste menée par Valérie Pécresse et André Santini, tête de liste dans les Hauts de Seine.

Bonne année 2010

[Très] Bonne année 2010 à tous …  Pour que cette nouvelle année soit placée sous le signe de la confiance, pour qu’elle permette à chacun d’entre nous de donner du sens à ce qu’il fait et pour que nous soyons ensemble [MV2 & Co] plus combatifs pour défendre nos convictions, faire avancer nos idées et réaliser nos projets !