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Le Dîner des Territoires

Le vendredi 10 février sera une date importante pour « Territoires en Mouvement ». Lors d’un grand « Dîner des Territoires » réunissant plusieurs centaines de personnes, le mouvement dévoilera ses principes fondateurs, les grandes orientations de son programme ainsi que ses objectifs pour 2012.

Ce rassemblement fondateur sera le point de départ d’une nouvelle dynamique construite sur un vrai projet territorial, libre, indépendant et s’appuyant sur des élus de tendance centriste et divers droite.

Le « dîner des Territoires » sera l’occasion de contribuer au débat national en proposant des idées pour insuffler un renouveau à partir des territoires.

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Pourquoi Territoires en Mouvement (TeM) ?

Jean-Christophe Fromantin : En 2008 j’ai été élu maire de Neuilly avec cette idée simple qu’une ambition pour son territoire est le socle fondamental d’un engagement politique. J’ai prolongé cette réflexion par la sortie d’un livre en avril 2011 (« Mon village dans un monde global », Ed. François Bourin) qui tente de montrer que c’est à partir de nos territoires que nous retrouverons des perspectives de développement dans la mondialisation. C’est donc tout naturellement que je prolonge cette expérience et cette réflexion par la mise en place d’un mouvement politique dont l’objectif sera d’approfondir et de promouvoir cette idée de rebond par les territoires.

Quelle est votre analyse de la situation actuelle ?

JCF : Nous sommes face à trois crises majeures : une crise politique, celle de la confiance, elle se manifeste par exemple par ce chiffre stupéfiant de 83% des jeunes qui pensent que les hommes politiques sont corrompus (enquête TNS Sofres sur les français et l’honnêteté des hommes politiques –septembre 2011) ; une crise sociale, celle de l’Etat-providence qui se caractérise par la combinaison de deux éléments : la faillite des comptes sociaux et la perte de responsabilité dans toutes les formes spontanées de solidarité ; et une crise économique, celle de la compétitivité, puisque nous sommes incapables de fixer des axes de croissance propres à notre économie. Ces trois crises sont profondément liées et supposent que les solutions soient envisagées de façon cohérente et convergente. La situation actuelle appelle à la fois un projet de long terme et des mesures d’urgence, mais l’un n’ira pas sans l’autre.

Quelles seront les grandes orientations de Territoires en Mouvement ?

JCF : Notre ambition est d’amorcer le retournement d’une France centralisée en perte de vitesse vers une France des territoires qui restaure la confiance et exploite ses atouts. J’ai acquis la conviction que les solutions aux trois crises que je viens d’évoquer passent toutes par l’homme et le territoire, par ce que j’ai appelé dans mon livre « la reterritorialisation ».

Reprenons les trois crises :

La crise politique ; elle ne se résoudra que par un retour de la confiance des citoyens envers leurs élus ; et cette confiance réside d’abord dans l’engagement sincère d’hommes et de femmes pour leur territoire. Cette notion est fondamentale car, compte tenu du potentiel de nos territoires, elle redonne un sens profond et vrai à l’ambition politique.

Les solutions à la crise de l’Etat-providence passent également par cette réflexion sur les territoires. Que ce soit pour réamorcer des solidarités de proximité, pour optimiser la dépense publique ou pour mieux adapter les efforts de solidarité aux spécificités régionales, nous n’échapperons pas à une reconfiguration des échelles pour revitaliser notre politique sociale.

Enfin, dans une économie mondialisée, où la compétitivité se construit sur la capacité à valoriser ses avantages comparatifs, nous devons comprendre que c’est dans la profondeur et la diversité de nos patrimoines, conjuguées aux leviers de l’immatériel et de l’innovation, que l’on trouvera les voies d’une nouvelle croissance.

Vous sentez-vous suivi dans cette idée ?

JCF : Les élections sénatoriales ont permis de réamorcer une prise de conscience de la valeur potentielle des territoires. « Le recul de la décentralisation a été un contresens » confirmait récemment un ancien premier ministre (Jean-Pierre Raffarin dans le FigMag du 8 octobre). J’entends de plus en plus de voix qui appellent à retrouver ce sens des territoires. L’actualité me conforte dans cette approche ; on commence à comprendre que les nouveaux leviers politiques, économiques et sociaux s’exprimeront dans des nouvelles échelles de projet et non plus via un Etat exsangue de confiance et de moyens d’action. Depuis la sortie de mon livre en avril dernier, je reçois de nombreux témoignages de soutien et d’adhésion à cette dynamique.

Comment Territoires en Mouvement se positionne dans l’échiquier politique ?

JCF : Territoires en Mouvement est un mouvement de centre-droit qui promeut l’initiative individuelle, l’économie de marché et un attachement profond aux valeurs humaines. Il développe l’idée d’un redéploiement de l’action politique dans les territoires avec un Etat plus régalien dans une Europe plus ambitieuse.

Mais TeM veut surtout proposer un nouvel élan, qui mobilise de nouveaux talents, remette de l’éthique et de la confiance dans l’engagement politique et appelle à la mobilisation de tous ceux qui sont prêts à s’engager. Territoires en Mouvement veut se construire sur un projet de long terme car nous ne pouvons pas laisser à nos enfants une France sans espérance.

Quelles sont les prochaines étapes et comment comptez-vous mobiliser ?

JCF : Territoires en Mouvement est une petite structure. L’internet doit être le pivot de la réflexion et de la mobilisation. Nous comptons ouvrir des « Territoire(s) » dans toutes les régions françaises autour et avec tous ceux qui se retrouveront dans cette ambition politique – via les territoires-. Début 2012 nous présenterons un projet sur les « impératifs de compétitivité », les « axes de modernisation des politiques publiques » et quelques orientations pour « réinsuffler la confiance ». Nous proposerons ces idées dans le contexte des élections présidentielles et nous labelliserons des candidatures aux élections législatives partout où des nouveaux talents se mettront au services de nouvelles ambitions territoriales.

Dans notre monde numérique, le politique doit faire preuve, plus que jamais, de clarté dans sa vision, de constance dans ses propos, et d’authenticité dans ses engagements.

A la faveur des événements de ces trois dernières années, la nécessité d’une nouvelle régulation du système financier, d’une meilleure coordination budgétaire européenne et d’une concertation des Etats dans la défense monétaire sont devenues autant d’évidences. Mais de toutes les leçons de la crise actuelle, la moins soulignée est probablement la plus fondamentale. Lire la suite

Exposition universelle (suite)

L’idée d’être candidat à l’accueil d’une Exposition Universelle en France en 2025 a fait pas mal de chemin au cours de l’été. Suite aux articles du Point et de l’Express, j’ai reçu de très nombreux messages d’encouragement qui m’incitent à avancer. Je vais mettre en place dans les prochaines semaines un comité de soutien avec tous ceux qui peuvent m’aider à approfondir ce projet. Plusieurs personnes regrettent cette échéance tardive (2025), il faut néanmoins comprendre que 1) le Bureau International des Expositions (BIE) valide une exposition tous les 5 ans, 2) 2015 est déjà attribué (à Milan sur le thème « Nourrir la planète, énergie pour la vie ») et les candidatures pour l’exposition de 2020 seront closes le 2 novembre prochain (la Turquie et la Thaïlande sont candidats), c’est par ailleurs impossible d’élaborer un tel projet en quelques semaines, 3) 2025 correspondra à la mise en fonctionnement de la plupart des infrastructures du Grand Paris (théoriquement 2023), 4) (le plus important) il faut considérer un tel événement comme un « aboutissement » et les 10 années entre le dépôt d’un dossier au BIE (2015/2016)/l’attribution de l’exposition et sa réalisation permettrait de redonner un véritable élan à des centaines de projets, d’initiatives, d’idées dans toute la France … c’est de cette dynamique de projet que nous avons le plus à attendre, c’est de cela dont nous avons le plus besoin pour retrouver de la confiance dans l’avenir.

Pourquoi le Grand Paris doit proposer l’organisation d’une grande Exposition universelle en France avant 2030

Les ministres de la ville et des sports ont proposé que le Grand Paris  accueille les Jeux Olympiques. L’idée est bonne mais je pense que dans le contexte actuel l’organisation d’une exposition universelle apporterait beaucoup plus à la France et aux Français.

L’Europe – et en particulier la France – a connu deux vagues d’innovation structurantes : la Renaissance et la Belle Epoque (cf. Rapport du Conseil d’Analyse Economique sur l’innovation et la créativité dans les territoires). Tous les observateurs s’accordent sur le fait que ces périodes ont été à l’origine d’intenses périodes de développement économique. Or le XXIe siècle ouvre probablement une troisième séquence structurante - celle de la « globalisation » – par l’effet des technologies de l’information et de la communication.

Le Grand Paris, comme ville monde, comme nouvel espace urbain, mais surtout comme locomotive de l’ensemble du territoire français doit s’inscrire dans cette nouvelle séquence ; il doit être un territoire de rayonnement, de créativité et d’échange dans la mondialisation. C’est pourquoi, comme cela a été le cas dans cette période de jonction entre les XIXe et XXe siècle, il me semble indispensable que nous affichions une grande ambition pour nos territoires en ce début du XXIe siècle. C’est un enjeu majeur pour notre compétitivité et pour notre avenir. C’est une condition indispensable à la qualification des nouvelles générations dans ce nouveau siècle.

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L’impératif de cohérence

« Fixer un cap » exige la mise en cohérence de tous les paramètres de vols … C’est le vrai défi que nous avons à relever. Cela suppose que le cap soit clair  et partagé et que nous n’ayons pas peur de faire des choix car il est impossible de suivre plusieurs caps à la fois. Le cap que nous avons choisi de suivre est celui de la « compétitivité des territoires » car – compte tenu des perspectives de la mondialisation – nous considérons que c’est la pierre angulaire d’une ambition politique. De la compétitivité de nos territoires dépendra celle de nos entreprises, la qualité de notre cadre de vie et la préservation du modèle social qui nous est cher. Mais cette approche génère une mise en cohérence de l’ensemble des paramètres qui fonde la compétitivité d’un territoire : depuis l’éducation jusqu’aux connexions internationales en passant par l’ambition numérique et la gouvernance territoriale … Toute une chaine de décisions, d’actions, d’innovations et de réformes doit s’enclencher pour aboutir à un projet global et cohérent. C’est l’objectif de travail que nous nous sommes fixé et que nous présenterons le 4 février prochain lors d’un colloque au Collège des Bernardins.

Axe Majeur, nouvelle étape

Nous avons lancé aujourd’hui (6 juillet) à l’Atelier parisien d’Urbanisme (APUR) le groupe d’étude sur « l’Axe Majeur » – de l’Etoile au Pont de Neuilly – en présence de Anne Hidalgo, 1ère adjointe au Maire de Paris, de Patrick Devedjian, Président du Conseil général des Hauts de Seine, de Pierre Mansat, Adjoint au Maire de Paris en charge de Paris métropole, de Jean-Yves Durance, Président de la Chambre de Commerce des Hauts de Seine, du Directeur régional de l’Equipement, du Directeur général adjoint de La Défense et de moi même. Ce groupe d’étude marque une étape importante dans le projet Axe Majeur à trois titres : 1) il est basé sur le principe de l’enfouissement de l’avenue Charles de Gaulle et sur celui de l’arrivée d’Eole sur le Porte Maillot, 2) il traduit une volonté commune et affirmée de partager une ambition pour ce territoire historique et 3) il vise à mettre en cohérence les avenues de la Grande Armée et Charles de Gaulle autour d’un projet ambitieux de renouveau de la Porte Maillot. JCF

L’enjeu de la compétitivité !

LA question politique des mois à venir est bien celle là : « Quelle place pour la France dans la mondialisation ? » . Le déficit du commerce extérieur français (>7 miliards en avril !) pointe plus que jamais cette problématique de nos axes de compétitivité dans un monde en mutation. Ce n’est pas un problème lié à notre dispositif de soutien au commerce international (cf. le discours du Président de la République le 7 juin 2011 dans la Nièvre); c’est, me semble t-il, une question beaucoup plus profonde qui touche à notre vision du monde, à la régénération de notre économie et à l’adaptation de nos territoires.  Si cette question est à ce point centrale c’est qu’elle conditionne notre croissance durable et l’équilibre de notre pacte social. Je propose d’aborder cette question selon 6 orientations stratégiques qui pourraient être déployées progressivement pour remettre la France en situation de « performance économique et sociale » : Lire la suite